Il y a quelques semaines, j'étais en plein audit éthique et éco-responsable avec une de mes clientes. Consciencieuse comme elle est, elle m'avait bien précisé : "On utilise juste deux polices, celles de notre charte graphique : une pour les titres, une pour le texte."
Sauf que...
En analysant son site, j'ai compté plus de 10 typographies différentes ! Voici ce qui s'était passé :
Le piège invisible de WordPress : Chaque plugin installé (formulaire de contact, témoignages, avis clients, etc.) arrive avec SA typographie par défaut. Et comme c'est rarement configuré automatiquement, ton site se retrouve avec une collection de typographies différentes dont tu n'as même pas conscience !
Pire encore : elle utilisait bien ses deux polices d'écritures, de sa charte graphique, dans le contenu de ses pages et articles, mais avait oublié de paramétrer son thème WordPress avec les mêmes typographies. Résultat ? Le thème chargeait des typographies par défaut EN PLUS de celles qu'elle utilisait consciemment.
Au final, son site chargeait +10 typographies différentes alors qu'elle pensait n'en utiliser que 2. L'impact ? Un site 3 fois plus lent et une empreinte carbone vraiment importante.
Et le pire dans tout ça ? Que ce soit elle, comme ses visiteurs ne pouvaient même pas voir la différence à l'oeil nu, tellement les typographies affichées se ressemblaient visuellement.
Cette expérience m'a fait réaliser à quel point les typographies sont un angle mort pour beaucoup d'entrepreneurs.es même conscients.es. On se focalise sur le choix esthétique en premier lieu, mais on oublie complètement l'impact écologique, technique et d'accessibilité (lisibilité pour tous) de ces dernières.
Parce que faire le mauvais choix de typographie pour son site peut être lourd de conséquence pour toi. Cela risque de :
Alourdir inutilement ton site (et frustrer tes visiteurs avec des temps de chargement interminables)
Dégrader ton référencement naturel
Augmenter l'empreinte carbone de ton site
Parfois même rendre ton contenu illisible pour certaines personnes
Bref, tout l'inverse de ce que tu veux quand tu es entrepreneur.se engagé.e !
Pourquoi une typographie a-t-elle un impact écologique ?
Spoiler alert : les polices d'écritures font partie des éléments souvent sous-estimés mais qui ont un impact énergétique bien réel sur ton site web ! Je vais t'expliquer pourquoi.
Le problème des polices d'écritures "web" classiques :
Chaque typographie doit être téléchargée depuis un serveur externe (comme Google Fonts)
Plus tu as de polices d'écritures différentes, plus tu multiplies les requêtes
Chaque style (gras, italique, semi-gras...) = un fichier supplémentaire à charger
Résultat : ton site devient lourd, lent, et énergivore
L'impact concret :
Temps de chargement rallongé = visiteurs qui partent
Plus de données consommées = plus d'énergie utilisée
Serveurs sollicités inutilement = empreinte carbone qui explose
Et le pire ? Tes visiteurs ne voient pas toujours la différence entre ta typographie "tendance" et la simple Arial !
Les erreurs que je vois PARTOUT (et qui me font bondir)
Erreur n°1 : La collection de typographie
"J'ai une police pour mes titres, une pour mes sous-titres, une pour mon texte, une pour mes boutons, et une pour mes citations..."
La réalité : Chaque typographie pèse son poids et doit être chargée. Tu transformes ton site en véritable aspirateur à énergie !
Erreur n°2 : La police d'écriture "complète"
"J'ai pris la version complète avec tous les styles disponibles, on ne sait jamais..."
La réalité : Tu importes 15 fichiers alors que tu n'en utilises que 2. C'est comme acheter un frigo pour stocker une pomme !
Erreur n°3 : Le format lourd
"J'ai téléchargé ma police d'écriture en TTF, c'est le format par défaut..."
La réalité : C'est 3 à 5 fois plus lourd qu'un format optimisé comme WOFF2.
La solution magique : utiliser une typographie écologique et accessible, appelé "polices systèmes"
Les polices d'écritures dites "système", sont des typographies déjà présentes sur tous les appareils de tes visiteurs. Elles sont donc pré-installées sur Windows, Mac, iOS, Android... Donc, pas de téléchargement, pas d'attente, pas de consommation d'énergie supplémentaire. Résultat : ton site s'affiche instantanément avec zéro impact environnemental supplémentaire.
C'est ça, la magie des polices d'écritures système !
Voici +10 exemples de typographie écologique et accessible que j'utilise constamment sur les sites de mes client·e·s
(en plus, ce sont des polices d'écritures systèmes)
Les sans-serif (parfaites pour un look moderne et épuré)
Arial - La valeur sûre absolue, présente sur 99% des appareils
Candara - Plus douce qu'Arial, idéale pour un ton chaleureux
Euphemia - Moderne et lisible, parfaite pour les titres
Impact - Pour tes call-to-action qui ont du punch
Lucida Sans - Élégante et professionnelle
Tahoma - Compacte et très lisible sur écran
Trebuchet MS - Un côté humaniste qui rassure
Verdana - Conçue spécialement pour l'écran, ultra-lisible
Les serif (pour une touche d'élégance intemporelle)
Georgia - Parfaite pour les longs textes, très lisible
Palatino - Raffinée et chaleureuse
Times New Roman - Classique et universelle
Bonus : les polices d'écritures monospace
Courier New - Pour tes extraits de code ou citations
Consolas - Plus moderne que Courier
En cadeau : mes combinaisons de polices d'écritures systèmes préférées pour t'inspirer
Inspires-toi, piques-moi les idées, c'est gratuit et c'est éco-friendly.
Comment bien les utiliser ? Mes 3 règles d'or
Règle n°1 : Maximum 2 typographies différentes
Une pour tes titres, une pour ton texte. Point. Tu veux de la personnalité ? Joue sur les tailles, les couleurs, les espacements !
Règle n°2 : Limite les styles
Utilise uniquement les graisses dont tu as vraiment besoin. Souvent, normal + gras suffisent amplement.
Règle n°3 : Pense lisibilité avant tout
Minimum 16px pour ton texte principal
Évite les typographies trop fines (surtout sur mobile)
Assure-toi que le contraste entre la couleur de ton texte et celle de son arrière-plan soit suffisant
Et si tu veux absolument utiliser une typographie "spéciale" ?
Je te comprends ! Des fois même, c'est parce qu'elle fait partie de notre charte graphique et il est trop tard pour en changer. Voici la stratégie hybride que je recommande :
Texte principal : Utilise une police d'écriture système (ex: Georgia)
Titres uniquement : Autorise-toi UNE typographie téléchargée
Format : convertit les et compresse les en WOFF2 obligatoire (le plus léger)
Optimisation : Supprime tous les caractères dont tu n'as pas besoin (si tu n'a besoin que de "normal, gras, italique" ne prend que ça. Pas besoin de la semi-bold, fine, extra-fine, noir, etc)
Intégration : intègre ces polices d'écritures directement sur ton site
Le test ultime pour choisir ta typo
Avant de craquer pour une typographie, pose-toi ces questions :
- Est-ce que ma grand-mère de 75 ans pourrait lire mon site facilement (fais le test, vraiment, fais-lui lire) ?
- Est-ce que ça reste lisible sur un petit écran de smartphone ?
- Est-ce que ça correspond à mon message et mes valeurs ?
- Est-ce que j'ai vraiment besoin de cette typographie ou est-ce juste un caprice esthétique ?
Si tu as ne serait-ce qu'un doute sur une réponse, retourne aux polices d'écritures système. Tes visiteurs (et la planète) te remercieront !
Ton plan d'action en 3 étapes
Audit de ton site actuel : Combien de polices différentes utilises-tu ? (Plus de 2 = action requise !)
Choisis tes nouvelles typographies dans ma liste ou mes combinaisons des typographies éco-responsables et accessibles
Optimise la stratégie globale de ton site avec mon guide complet "Comment bien préparer la création de son site éthique et éco-responsable"
Ce guide gratuit te donnera toutes les clés pour créer un site qui reflète vraiment tes valeurs, de A à Z. Typographies, couleurs, images, structure... Tu auras une feuille de route claire pour lancer ton site ou le bonifier tout en respectant tes convictions !
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Le mot de la fin...
Choisir ses typographies, c'est bien plus qu'une question de goût. C'est un acte militant pour un web plus respectueux de nos visiteurs et de notre planète.
Aujourd'hui, tu as découvert qu'avec de simples polices système, tu peux créer un site magnifique, rapide et éco-responsable. Plus besoin de sacrifier tes valeurs pour avoir un site qui te ressemble !
Alors oui, peut-être que ta typographie Pinterest ultra-tendance devra attendre. Mais tes visiteurs te remercieront pour cette expérience fluide, et tu dormiras sur tes deux oreilles en sachant que chaque clic sur ton site n'alourdit pas inutilement l'empreinte carbone du web.
Le numérique éthique, ça commence par ces petits choix du quotidien. Et maintenant, tu as toutes les clés en main pour faire les bons !
Aujourd'hui, j'ai envie de te dévoiler les coulisses de mon travail. Notamment, quand je travaille sur l'optimisation ou la refonte d'un site web. A la fin, je ne me contente jamais d'un simple "c'est mieux maintenant" ! Il y a toute une méthodologie derrière qui me permet de prouver concrètement l'impact de chaque amélioration que j'ai pu réaliser.
1. Pourquoi je suis obsédée par les chiffres (et pourquoi tu devrais l'être aussi)
Tu te demandes peut-être pourquoi je m'embête à tout mesurer ? La réponse est simple : déjà, ça ne m'embête pas, j'adore ça ! Mais surotut parce que les chiffres ne mentent pas.
Quand je réalise une analyse d'un site, le mesurer avant même de commencer mon travail, ça nous permet, à moi et mes client.e.s de :
Avoir un état des lieux précis de l'existant (on part de où exactement ?)
Identifier les axes de progression prioritaires (pas la peine de tout refaire si ce n'est pas nécessaire)
Ouvrir les yeux sur certains aspects invisibles à l'œil nu
Agir rapidement et efficacement au bon endroit
Montrer la progression concrète à la fin (et crois-moi, c'est un boost de satisfaction incroyable !)
Voir ce qui reste encore à améliorer pour la suite
Ce que je constate souvent, c'est que la plupart d'entre vous ont une intuition sur leur site. Vous savez s'il vous plaît ou non, s'il vous aide à convertir des client.e.s ou non, mais (et c'est un gros mais), vous n'avez souvent aucune idée :
Du ressenti réel de votre audience
De vos statistiques d'usage
De votre impact carbone
De votre niveau d'accessibilité
De votre optimisation SEO technique
C'est là que mon expertise prend tout son sens ! Parce que, j'ai développé une routine d'analyse précise qui me permet de détecter tous ces points invisibles pour vous. Aujourd'hui je vous la délivre en toute transparence.
2. Ma routine d'analyse de site : les 5 étapes détaillées de ma méthode
Voici ma routine d'analyse, étape par étape, avec tous les détails qui font la différence.
2.1. L'impact carbone avec Website Carbon
C'est mon indicateur de référence de prédilection. Website Carbon me donne la quantité d'émissions de CO2 par page vue du site que j'analyse et la compare à celle d'autres sites web.
Ce que j'analyse exactement :
Les grammes de CO2 émis par visite
Le pourcentage de sites plus propres que celui que j'analyse
L'équivalent en distance parcourue en voiture
L'estimation du nombre d'arbres nécessaires pour compenser
Pourquoi c'est complémentaire : Eco-index me donne une note globale de A à G sur l'éco-conception de mon site (comme pour l'électroménager ou le nutri-score), ce qui prend en compte notamment la complexité technique du site.
Ce que j'observe :
Le score global (A = excellent, G = catastrophique)
Le nombre de requêtes HTTP
Le poids total de la page
La complexité du DOM (structure technique)
Les sites de mes clientes oscillent souvent entre D et F au départ. Mon objectif : les amener au minimum en C, idéalement en B.
Pour aller plus loin, j'ai trouvé plus récemment un nouvel outil (dont je ne vous ai encore jamais parlé) : Digital Beacon. Ce dernier me donne une vision détaillée de tous les aspects techniques qui impactent la performance :
Poids total de chaque page
Nombre et taille des images
Optimisation des images (format, compression)
Code CSS et JavaScript (lourdeur, optimisation)
Temps de chargement par élément
Ressources bloquantes
C'est grâce à ces données que je repère les facteurs vraiment "saboteurs" de la performance. Souvent, c'est une image super lourde de +3Mo, pas optimisée du tout, qui plombe tout le site.
2.4. L'analyse technique avec Lighthouse
L'outil le plus complémentaires aux autres et indispensable : Lighthouse. Il me donne 4 scores sur 100 pour chaque page, et je teste TOUJOURS les scores des pages sur desktop ET mobile.
Les 4 scores que ça me donne :
Performance : temps de chargement, interactivité, stabilité visuelle
SEO technique : balises, structure, liens internes
Pour aller au-delà des scores : Wave me liste concrètement tous les problèmes d'accessibilité page par page.
Ce que je traque systématiquement :
Contrastes insuffisants (très fréquent !)
Images sans texte alternatif
Liens non explicites ("cliquez ici", "en savoir plus")
Structure des titres incohérente
Formulaires mal étiquetés
Éléments non accessibles au clavier
Mon approche : Je classe les erreurs par priorité. Certaines excluent complètement des utilisateur.rice.s, d'autres sont juste perfectibles.
3. Mes astuces secrète (jusqu'à aujourd'hui)
3.2. Une URL n'est pas un site complet
Et je vais commencer par un mini coup de gueule : j'en ai marre de voir des gens se vanter d'un super score d'éco-conception en n'ayant analysé que leur page d'accueil. Et oui ! Parce que la vérité c'est que tous ces outils n'analysent que l'URL que tu leur donnes à analyser. Soit si je leur donne l'URL de mon site : www.nomdusite.fr et bien cela n'analysera que votre page d'accueil. Donc à moins d'avoir un site d'une seule page, il faut analyser toutes les pages importantes une par une et faire une moyenne générale pour avoir un score réaliste.
Pour chacun de mes clients j'analyse une vingtaine de pages environ, souvent :
Page d'accueil
Page(s) de services principales
Page(s) projets ou portfolio
Page à propos
Page contact
Page blog
2-5 articles de blog récents ou les plus lus
Page mentions légales
Astuce en plus : pour ne pas fausser les résultats, il faut absolument que tu fasses ton analyse Lighthouse en navigation privée.
3.2. Si je devais garder qu'un seul outil d'analyse...
Si je ne devais regarder qu'un seul score, ce serait l'impact carbone et l'éco-conception. Pourquoi ? Parce que c'est le seul qui, en l'améliorant, va automatiquement améliorer tous les autres aussi !
Si un site a un gros impact carbone, c'est souvent qu'il est trop lourd. S'il est trop lourd, il met trop de temps à charger (performance) et cela impact tes utilisateur.rice.s mais aussi ton référencement naturel.
En appliquant des principes d'éco-conception pour l'alléger, tu vas :
3.3. Mes client.e.s adorent les rapports que je leur présente
Quand je présente les résultats au départ du projet et les résultat avant/aprés à la fin du projet (avec l'évolution notable qui va avec), la réaction est généralement excellente. Et pour cause : c'est tangible ! Je ne leur vends pas que de l'esthétisme, du beau, du subjectif, je vends de l'impact positif :
Sur leur business
Sur leur audience
Sur la planète
L'avantage de cette approche ? Zéro bullshit possible. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Si on a amélioré les performances de ton site de 50%, c'est réel et mesurable et ce n'est pas moins qui l'ai inventé, il peuvent le vérifier par eux-mêmes. C'est concret.
3.4 Mes transformations les plus marquantes
Laisse-moi te partager deux cas concrets qui montrent bien l'impact de cette approche :
3.4.1. Studio Floriane - Performance mobile
J'ai accompagné cette graphiste engagée l'année dernière dans la refonte de son site. Au départ, son score de performance mobile était de 34/100. Après optimisation et refonte (images, code, structure), on a atteint 82/100 sur mobile. Une amélioration de 140%. Ce qui est considérable. Il reste des choses à améliorer encore mais la progression reste flagrante.
Plus récemment, j'ai travaillé avec une société de conseil qui émettait plus d'1g de CO2 par page vue. Après nos optimisations (suppression des éléments lourds, allègement technique, optimisation des contenus médias - images, vidéos), on est passé à 0,11g par page vue, ce qui est énorme aussi. Pourtant nous avons ajouté sur ce site 4 nouvelles pages qui n'était pas présente au départ.
3.5. Comment faire durer ces améliorations dans le temps
Ma mission ne s'arrête pas à l'optimisation, parfois même ce sont mes clients qui font la plupart de leurs optimisations eux-m^mes, je leur explique simplement comment faire (notamment dans mon offre Audit éthique complet et recommandations). Je m'assure toujours que tu restes autonome en :
T'expliquant toutes mes méthodes en toute transparence
Te sensibilisant aux bonnes pratiques
Vulgarisant les aspects techniques
T'accompagnant avec du contenu gratuit pour que tu puisses continuer seule
Parce que mon objectif, c'est que tu deviennes indépendante sur ces sujets ! Ton site, doit être ton outil de travail au quotidien donc à toi il est essentiel pour moi que tu puisses te l'approprier.
Le mot de la fin...
Mon conseil n°1 si tu veux commencer une analyse de site : Mesure d'abord ! Tu ne peux pas aller du point A au point B si tu ne sais pas où est ton point A. C'est la base de tout.
Si cet article t'a donné envie de savoir où en est ton site, j'ai créé quelque chose spécialement pour toi !
En quelques secondes, tu auras une première idée du niveau d'éthique de ton site et des axes prioritaires à travailler. C'est un aperçu de ce que je fais quand j'analyse plus de 200 critères dans mes audits complets - issus des référentiels officiels comme les critères ergonomiques de Bastien et Scapin, le WCAG et RGAA, le RGESN, et bien d'autres.
Bien sûr, ce quiz se concentre sur l'essentiel pour te donner une première direction. Si tu veux aller plus loin avec une analyse complète et personnalisée (comme celles dont je viens de te parler), mes audits complets avec recommandations t'attendent !
Tu t’es déjà demandé·e si ton site internet était écologique ou bien polluait ?
Je te vois venir… parce que c’est ce que j’entends tout le temps qu’en je parle de mon expertise « Mon site, c’est juste quelques pages avec trois photos et un formulaire, ça va… ». Eh bien non. Ton site a bel et bien une empreinte carbone. Et pas qu’un peu.
Le numérique, c’est 4 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde (plus que l’aviation civile). Et ça grimpe chaque année. Alors non, les sites web d'entreprises (aussi petite soit-elle) ne sont pas neutre. Mais bonne nouvelle : tu peux agir.
Je t’explique pourquoi, et surtout comment réduire l’impact écologique de ton site sans sacrifier ton esthétique ni tes objectifs business.
1. Comment ton site internet impacte l’environnement (sans que tu le saches) ?
C’est simple : ton site, ce n’est pas juste des pixels sur un écran. C’est des fichiers, des images, du texte, des vidéos… qui sont stockés dans des serveurs (de gros ordinateurs), qui tournent 24h/24, refroidis en permanence.
Chaque fois que quelqu’un visite ton site, il se passe trois choses :
Son appareil (ordi ou smartphone) consomme de l’énergie pour afficher la page.
Les données voyagent depuis le serveur jusqu’à son écran (via les réseaux : fibre, 4G, Wi-Fi, etc.).
Les serveurs tournent non-stop pour stocker et envoyer ces données.
Donc tout simplement : plus ton site est lourd (images non optimisées, animations, trop de plugins, éléments interactifs, etc), plus il pompe de l’énergie.
Un site éco-conçu consomme moins. Moins de pollution numérique. Plus de sobriété. Plus de sens. Plus aligné aux valeurs que tu défends. #AUTHENTICITÉ
Si tu as un business engagé, un projet porteur de sens… ton site DOIT être aligné avec tes valeurs. Sinon, c’est un peu comme vendre du vrac… emballé sous plastique.
2. Design responsable : 5 gestes visibles et concrets pour un site internet écologique (et aligné avec tes valeurs)
2.1. Un design épuré = un site plus clean (dans tous les sens).
On entend souvent que le minimalisme, c’est une tendance. En réalité, en design éthique et éco-responsable, c’est surtout du bon sens. Moins de blocs, moins d’effets, moins d’éléments qui saturent le regard… Résultat : ton site est plus léger, plus rapide, plus accessible et plus écologique.
Le piège, c’est l’espace. Quand on commence à designer pour ordinateur, on a cette impression de vide qu’on cherche à combler. On s'enjaille dans notre création, on ajoute un encart ici, une image là, un bouton en plus… Et sans s’en rendre compte, on surcharge. La vraie clé, c’est de penser mobile d’abord. Là, tu es obligé·e de te recentrer sur l’essentiel : qu’est-ce que la personne a besoin de voir, de comprendre, de faire ?
C’est ça, le design éco-responsable : un site qui sert vraiment tes objectifs et ceux de ton audience. Un site qui ne s’éparpille pas, qui va droit au but, avec fluidité et clarté.
2.2. Dégage les animations inutiles.
Tu vois ces petits effets qui apparaissent quand tu scrolles ? Ces blocs qui flottent, ces textes qui glissent, ces images qui vibrent… On pourrait croire que ça donne un côté moderne, un peu waouh à ton site. Mais soyons honnêtes : à quoi ça sert vraiment ? Est-ce que ça rend ton message plus clair ? Ton site plus efficace ? Rarement.
Chaque micro-animation, c’est du code supplémentaire. Des lignes qui tournent en tâche de fond, qui sollicitent le processeur de ton utilisateur.rice et les serveurs qui hébergent ton site. Résultat : plus d’énergie consommée et un chargement plus long…
En éco-conception, il y a une règle simple, mais qui pique parfois : si ce n’est pas utile, ça dégage. Oui, tu peux vouloir un site joli, mais joli ne veut pas dire chargé. Quand tu retires le superflu, tu laisses plus de place à l’essentiel : ton message, ton impact et l’expérience de ton visiteur ou ta visiteuse.
2.3. Choisis tes polices et tes couleurs avec conscience.
Soyons honnêtes : la couleur d’un site web a un impact écologique quasi nul. Moins de 1 % du poids d’une page, pour être exacte. Alors non, tu ne vas pas sauver la planète en passant ton site en dark mode (au contraire même, mais je laisse ce sujet là pour plus tard).
Par contre, le choix de tes couleurs est essentiel pour l’accessibilité de ton site. Et ça, c’est à prendre en compte. Un bon contraste entre le texte et le fond, des couleurs lisibles, compréhensibles pour tout le monde, y compris les personnes daltoniennes ou en situation de handicap visuel… ça c’est un vrai choix de design responsable et engagé.
Pour le print, en revanche, la donne change : certaines couleurs consomment beaucoup plus d’encre et sont donc plus polluantes. Donc si tu veux être aligné·e dans tous tes supports de communication (et il vaut mieux), tu peux penser à une charte graphique de base qui soit éco-responsable sur papier, et surtout accessible sur le web.
Côté typo, même logique : privilégie des polices web ou système, plus légères et plus rapides à charger. Et surtout, pense accessibilité avant esthétisme pur. Une typo lisible, sans fioriture, c’est un site plus inclusif. Et si tu veux vraiment réduire l’impact de cette dernière, héberge ta typo en local sur ton site plutôt que de la charger depuis des serveurs externes.
2.4. Optimise tes images (vraiment).
Spoiler : 90% des sites que j’audite ont des images 10 fois trop lourdes. Importer sur son site une image de 2000px qui au final s’affiche en 300px, c’est Inutile. De même que des images qui pèse 500Ko parce qu’elles ne sont ni optimisés, ni compressé pose soucis quand on sait qu’elle pourrait tout à fait faire 50Ko et qu’aux yeux du monde entier, personne ne verrait visuellement la différence. Mais pour l’éco-conception, l’impact en sera bien moindre.
Les bonnes pratiques à suivre : utilise des outils comme TinyPNG, Squoosh ou des plugins de compression. Puis surtout, enregistres les de base au bon format : WebP ou SVG (quand c’est vectoriel) de préférence plutôt que jpg ou png.
2.5. Stop aux vidéos hébergées sur ton site.
Une vidéo hébergée sur ton site, c’est un impact écologique considérable pour ton site. Parfois les vidéos sont décoratives, auquel cas, il vaut mieux les supprimer. Parfois elles sont nécessaires et stratégiques, par exemple si tu es vidéaste et que tu veux montrer tes vidéos dans ton portfolio, auquel cas il vaut mieux les optimiser. La meilleure pratique que je conseille à tous mes client.e.s : héberge-la sur YouTube, Peertube ou Vimeo, et intègre une capture d’écran avec un faux bouton play qui redirige vers la plateforme. Résultat : ton site ne sera pas impacté par le poids de ta vidéo.
Mais comme me dirait l’autre “Oui mais là on ne fait que déplacer le problème ailleurs…”
Oui mais non, car en effet, si tu optes pour cette technique il vaudra mieux optimiser également ta vidéo (comme pour les images, tailles, poids, format - je te conseille d’ailleurs de les enregistrer au format WebM) et privilégier Peertube aux autres plateformes qui est leur équivalent éthique et français (donc les vidéos seront hébergées en France, proche de votre audience - même stratégie que pour le choix de son hébergeur web).
3. Design durable : 5 actions « invisibles » qui font toute la différence pour avoir un site internet écologique
3.1. Choisis un hébergeur éthique (et local).
On vient d’en parler, les serveurs consomment énormément. Un hébergeur éthique, lui, utilise des énergies renouvelables, ou coupe ses serveurs en heures creuses par exemple. Si tu dois faire un choix, privilégie un hébergeur proche de ton audience cible. Si ta clientèle est en France, évite les serveurs aux USA. Plus c’est loin, plus ça consomme.
Chaque détour, chaque clic inutile, chaque “je reviens en arrière parce que je suis perdu·e”, c’est non seulement frustrant pour la personne qui visite ton site, mais c’est aussi de l’énergie numérique gaspillée. Oui, ton parcours utilisateur a un impact écologique.
Imagine que ton site soit un chemin de randonnée. Plus il est clair, balisé, fluide, plus la balade est agréable… et plus elle est rapide. Si, au contraire, tu perds tes visiteurs dans des sentiers mal indiqués, tu crées de la confusion, de la lassitude et… des pages qui s’ouvrent pour rien.
Pour savoir ça, il faut tester, essayer et analyser leur parcours en réalisant une étude statistique du site.
3.3. Limite le nombre de pages et de fonctionnalités.
On a tous ce réflexe : “Oh, et si je créais une page spéciale pour ça ?” ou “Tiens, je pourrais ajouter cette fonctionnalité, ça pourrait servir…” Oui, mais à qui ? À quoi ? Et surtout : est-ce que ça sert vraiment tes objectifs ?
Ton site, c’est comme ton sac à dos. Plus tu le charges, plus il devient lourd, lent, pénible à transporter. À un moment, il faut trancher. L’éco-conception, ce n’est pas dire non à tout, c’est apprendre à faire des choix éclairés. À se demander : est-ce que cette page est essentielle ? Est-ce que ce module apporte vraiment de la valeur ? Si la réponse est non… tu connais la suite.
Et ne crois pas que ça réduit ton expertise, ton professionnalisme. Au contraire. Un site simple, fluide, bien pensé, ça inspire confiance. Ça donne envie de rester, de lire, d’agir.
3.4. Fais le tri dans tes contenus.
Ah, les pages créées “au cas où”… Les articles de blog qui datent de 2017 et que personne n’a lus depuis. On les connaît, ces reliques du web. Mais tu sais quoi ? Elles ne sont pas inoffensives. Chaque page hébergée consomme de l’énergie. Chaque fichier stocké, chaque image oubliée pèse sur ton site… et sur la planète.
Alors oui, faire le tri, ça demande un peu de courage. Mais c’est aussi extrêmement libérateur. Encore une fois, regarde tes statistiques. Quels sont les contenus qui attirent vraiment ton audience ? Lesquels sont utiles ? Et surtout, lesquels peuvent partir sans que ça ne change rien à ton activité ?
Et si c’est difficile de trier seul·e, n’hésite pas à demander un regard extérieur (celui de ton audience, évidemment). Parfois, ce qui nous semble indispensable ne l’est pas pour les autres. Le tri, c’est autant un acte écologique qu’un acte stratégique.
3.5. Fais des mises à jour régulières.
Tu crois que les mises à jour de ton site, c’est juste pour te rajouter une tâche dans ta to do list du mois (d’ailleurs tu ne le fais jamais) ? Raté. Un site à jour, c’est un site qui tourne mieux, plus vite, avec moins de failles de sécurité… et qui consomme moins.
Quand un plugin est obsolète, il peut créer des bugs, ralentir ton site, forcer les serveurs à compenser pour charger les pages correctement. Résultat : plus d’énergie dépensée, pour rien.
Alors oui, ça peut paraître pénible de vérifier ses mises à jour régulièrement. Mais c’est comme faire la vidange de ta voiture : tu le fais pour que tout fonctionne bien, pour que ça consomme moins et pour éviter de te retrouver en panne au mauvais moment.
Et pendant qu’on y est : un plugin inutilisé ? ça peut dégager. Une page obsolète ? Pouf, à la poubelle. Plus tu nettoies, plus ton site respire… et plus la planète te dit merci.
Le mot de la fin…
Éco-concevoir, c’est faire des choix. Est-ce que ça veut dire faire un site moche, triste et sans âme ? NON, vraiment pas (et si tu as un doute je t’invite à aller consulter mon catalogue de site éthique et éco-responsable à adopter).
Ça veut juste dire : être intentionnel·le. Chaque fonctionnalité, chaque image, chaque page existe parce qu’elle est utile.
“Moins, mais mieux.” Voilà le mantra à suivre.
Et si t’as besoin d’un coup de main pour réduire la consommation d'énergie de ton site et le rendre plus éthique et éco-responsable, je peux t’aider. Découvre mes accompagnements ou réserve directement un appel découverte avec moi.
Sais-tu que ton site web exclut des personnes sans que tu t’en rendes compte ?
Le design inclusif, ce n’est pas une lubie de designer. C’est une responsabilité citoyenne. Et si tu es entrepreneur ou entrepreneuse engagé·e, tu ne peux pas faire l’impasse dessus.
Mais attention, ici pas de discours culpabilisant : tout le monde fait de son mieux avec ce qu’il ou elle sait et peut faire. Ce que je te propose, c’est d’ouvrir les yeux sur ce qu’il est possible de changer, à ton rythme, à petits pas.
Dans cet article, je t’explique ce qu’est le design inclusif, pourquoi il est essentiel aujourd’hui et comment tu peux t’y mettre concrètement sans avoir besoin d’être dev ou expert·e ou sans avoir besoin de revoir toute la conception de ton site.
Design inclusif : c’est quoi exactement ?
Le design inclusif, c’est l’art de concevoir un site accessible à toutes et tous, peu importe leurs capacités physiques, cognitives ou techniques.
Ton site doit s’adresser à ton audience cible.
Le spectre des utilisateurs et utilisatrices est vaste et diversifié et ton audience cible est forcément composée de plusieurs typologies de personnes :
celles qui utilisent un vieux smartphone ;
celles qui ne parlent pas bien le français ;
celles qui sont en situation de handicap (permanent, temporaire ou contextuel) ;
celles qui sont dans un environnement bruyant ou subissent des distractions, de la fatigue ;
ou tout simplement celles qui visitent ton site avec une mauvaise connexion internet.
Un site inclusif, c’est un site qui fonctionne pour tout le monde (bonjour la diversité !), dans n’importe quel contexte.
L’objectif ? Que personne ne soit mis·e de côté. Pas à cause d’un bouton trop petit, d’une navigation complexe ou d’un texte illisible.
L’inclusion, c’est l’action d’intégrer sur ton site ce qui était jusqu’à présent exclu. C’est rendre ton site et ton entreprise plus justes, plus humaines. Et surtout, c’est arrêter de penser que nos utilisateurs et utilisatrices sont “tous et toutes comme nous”.
Design inclusif : pourquoi c’est essentiel dans un projet web aujourd’hui ?
Parce que l’inclusion est un droit, pas un bonus. Parce que tu veux que ton site soit utile à toutes les personnes qu’il vise. Et parce que tu veux éviter les exclusions… même si toi, tu ne les vois pas au premier abord :
Des contrastes de couleurs mal pensés, c’est excluant.
L’inclusivité, ce n’est pas juste une histoire de technique. C’est une posture. Une vision du monde.
Oui, rendre un site plus éthique, c’est une manière de dire : « Je prends ma part de responsabilité dans la société que je veux construire. »
L’éthique, ce n’est pas cocher des cases. C’est une intention. C’est décider de créer un site utile, humain et respectueux. Même si ça demande un peu plus de réflexion stratégiqueet l’application de quelques bonnes pratiques.
Le design inclusif n’est pas réservée aux expert·es
Contrairement à ce qu’on croit, tu n’as pas besoin d’être développeur·se pour rendre ton site plus inclusif. Tu n'as pas besoin non plus d'appliquer un grand nombre de correctifs sur ton site, tu peux commencer simplement et rapidement par :
Aligner les textes à gauche (et surtout pas les justifier, ce qui gêne la lecture) ;
Choisir des couleurs avec un bon contraste ;
Agrandir la taille des polices (16px minimum sur ordinateur, 14px sur mobile) ;
Design éthique : éco-conception, utilisabilité, crédibilité, sécurité, design inclusif tout est lié
L’inclusion fait partie d’un écosystème plus large, un socle commun qu’on appelle le design éthique. Ce dernier repose sur trois piliers :
Le respect des droits humains : Chaque personne mérite une expérience numérique digne, accessible, égalitaire. Peu importe ses capacités, sa situation, ou son contexte.
La réduction de l’effort demandé à l’utilisateur·rice : Ton interface ne devrait pas être un parcours du·de la combattant·e. Elle doit être simple, fiable, intuitive. Parce qu’on n’a pas à mériter l’accès à un service numérique.
L’expérience humaine : Un bon design, c’est celui qui donne envie, qui fait du bien. Qui est utile, plaisant, engageant. Parce que oui, le plaisir fait partie de l’éthique.
Et quand on parle d’éthique, on parle aussi de sobriété numérique, d’éco-conception. Parce que l’impact environnemental du web est bien réel. Alléger les pages, simplifier les parcours, éviter le superflu, ce sont des principes à la fois bon pour la planète et pour les gens.
Alors non, ce n’est pas juste une question d'esthétisme, de visuels. C’est une question de responsabilité.
Tu veux un site juste, qui mérite la confiance de ses utilisateur·rice·s ?
Un site qui est éthique à 100% (spoiler alert : c'est presque impossible d'atteindre les 100% donc déculpabilise tout de suite), cela passe par plusieurs aspects :
Inclusion – Pour celles et ceux qu’on oublie encore trop souvent.
Durabilité – Pour limiter l’impact du numérique sur l’environnement.
Utilité – Pour répondre à un besoin réel.
Fiabilité – Pour être crédible, transparent et digne de confiance.
Satisfaction – Pour susciter l’envie, l’adhésion, l’engagement.
Un site éthique, c’est un site qui ne marginalise pas. Qui respecte les êtres humains et la planète. C’est ça, le vrai design responsable. Et aujourd’hui, on ne peut plus faire sans.
Design inclusif : faire des choix éclairés
Dans un monde parfait, on appliquerait toutes les bonnes pratiques cité juste au-dessus : d’accessibilité, d’éco-conception, d'utilisabilité, etc. Mais dans la réalité, il faut faire des compromis. Tout est une question de dosage, par exemple :
Certaines bonnes pratiques d’accessibilité peuvent rendre les sites plus lourds, donc moins éco-conçus ;
L’écriture inclusive, si elle est mal dosée, peut nuire à la lisibilité. Par exemple, le point médian n’est pas toujours lisible pour les lecteurs d’écran. Mieux vaut privilégier des tournures épicènes, des pluriels mixtes ou des formulations neutres.
Le design inclusif, ce n’est pas atteindre une perfection inaccessible. C’est faire mieux, petit à petit. Refuser l’exclusion, même silencieuse. Et assumer ses choix avec lucidité et honnêteté.
Le mot de la fin…
Créer un site inclusif, ce n’est pas une option. C’est la base et aussi un moyen de faire évoluer la société.
Et si tu veux que ton projet, ton activité de prestataire de services soit utile à tous et à toutes, alors tu sais déjà ce qu’il te reste à faire.
Tu ne pourras pas tout faire parfaitement. Mais tu peux faire mieux. Et ce mieux, il commence maintenant.
Tu veux aller plus loin sans y passer des heures ?
L’inclusivité, ce n’est pas une option. C’est un choix de respect. Et c’est à la portée de chaque entrepreneur·euse engagé·e. À chaque petit pas, on change beaucoup de choses.
Pendant longtemps, je pensais faire du “bon boulot” en créant des sites web de manière assez classique. Des interfaces soignées, une navigation fluide, une esthétique léchée. Et puis un jour, une conférence a tout fait basculer.
Julio Potier, designer daltonien, montrait en live comment lui perçoit les sites web et l’expérience qu’il vit à chaque fois qu’il navigue en ligne. À travers ses yeux, j’ai découvert un autre monde. Un monde où une partie du contenu est invisible, où les couleurs se confondent, où la navigation devient un véritable parcours du combattant. Et surtout, je me suis dit : si lui voit les sites web de cette façon avec son handicap, qu’en est-il des autres formes de handicap ? Comment, elles aussi, influencent la manière d’utiliser nos sites web ?
Ce jour-là, j’ai compris que l’accessibilité n’était pas un détail, mais une condition essentielle pour garantir à chacun et chacune une vraie expérience numérique. En France, une personne sur six est aujourd’hui en situation de handicap. Et les projections annoncent une personne sur trois d’ici 2050. C’est énorme. Et c’est maintenant qu’il faut agir pour la société.
Je me suis donc penchée plus sérieusement sur ces questions et j’ai progressivement arrêté de créer des sites sans intégrer l’accessibilité numérique. Désormais, tous les prestataires de services avec qui je collabore ont un site accessible.
il existe plusieurs formes de handicap – physiques, psychiques, mentaux – et ils ne sont pas forcément permanents. Ils peuvent aussi être temporaires ou situationnels. Et surtout, 80 % des handicaps sont invisibles.
1. L’accessibilité de mon site a changé le jour où j’ai décidé de me former sérieusement
On pense souvent que l’accessibilité, c’est une liste de bonnes pratiques à suivre, ou qu’un score de 100 sur Google Lighthouse suffit. Mais la réalité, c’est qu’il ne s’agit pas seulement de respecter des standards comme les WCAG (norme internationale) ou le RGAA (norme française) : c’est avant tout une question d’expérience vécue par les personnes en situation de handicap.
Quand j’ai commencé à creuser le sujet, j’ai pris une vraie claque. Parce que non, ce n’était pas simple. Surtout sur WordPress. Traduire un critère d’accessibilité en action concrète sur le design d’un site de prestation de services ou dans du code, ça demande de l’apprentissage, de l’expérimentation, et parfois c’est un casse-tête. Parce que, bien sûr, chaque amélioration pour l’accessibilité a aussi un impact (positif ou négatif) sur l’éco-conception du site. Je suis donc souvent en train de jongler entre les exigences de l’un et de l’autre, à chercher le bon équilibre.
Même si ça me paraissait insurmontable au début, j’ai choisi de ne pas fuir la complexité. De m’y confronter. De me former sérieusement. Ce premier pas a marqué un tournant : l’accessibilité est devenue un pilier de mon approche, pas un bonus.
2. L’accessibilité de mon site s’est améliorée grâce à des outils simples mais puissants
Je voulais voir mon site autrement. Sortir de ma vision de designer valide et essayer de comprendre ce qu’une personne malvoyante, daltonienne ou neuroatypique pouvait vivre en naviguant sur mes pages.
J’ai découvert plusieurs outils qui sont devenus mes incontournables.
J’ai utilisé Muchas Glacias pour auditer rapidement le niveau d’accessibilité de mon site, Toptal Color Filter ou Color Contrast Analyzer pour vérifier mes contrastes, et Wave pour détecter les erreurs. Puis, j’ai corrigé les problèmes un à un, tout en appliquant ces bonnes pratiques sur les sites que je conçois pour mes client·es, afin d’améliorer l’accessibilité dès la base.
Au fil de mes recherches, j’ai aussi testé une extension WordPress : UserWay, qui propose un widget d’accessibilité à intégrer directement sur son site. Ce widget permet à toute personne en situation de handicap d’adapter le site selon ses besoins : contraste, typographie, taille du texte, désactivation des animations, etc. Ce n’est pas une solution miracle – mais c’est une option qui peut rendre le site plus accessible rapidement. Cela dit, à mon sens, rien ne remplace une vraie démarche d’accessibilité intégrée dès la conception.
Tous ces outils m’ont permis de prendre du recul, d’auditer, de corriger, et surtout, de développer un nouveau regard critique sur mes interfaces.
2.1. L’accessibilité de mon site est devenue une pratique quotidienne (et non un objectif parfait à atteindre)
Ce qui a changé, ce n’est pas juste mon site. C’est ma manière de concevoir les sites web que j’accompagne.
J’ai intégré les principes d’accessibilité dans mon quotidien de designer :
Des contrastes suffisamment marqués
Des textes alignés à gauche (plus de justifié)
Une hiérarchie de titres cohérente
Des balises ALT renseignées
Des typographies lisibles
Une navigation pensée pour toutes et tous, pas uniquement les plus à l’aise avec le web
Je ne cherche pas à faire le site parfait — ça n’existe pas. Je cherche à faire mieux, chaque jour. À progresser au contact de mes client·es, des retours utilisateurs et de mes propres découvertes. Aujourd’hui, je sais qu’un petit pas en faveur de l’accessibilité, c’est un grand pas vers plus d’inclusion. Et en bonus : un site plus visible, mieux référencé.
2.2. Pourquoi l’accessibilité web est devenue un enjeu central pour moi
L’accessibilité, c’est ce qui fait la différence entre un site “joli” et un site vraiment utilisable par tout le monde.
C’est un choix éthique. Un acte citoyen. Une marque de respect.
Et c’est aussi un vrai levier de performance : pour le SEO, pour la conversion, pour la fidélité. Un site accessible est un site plus clair, plus rapide, plus efficace.
Et soyons honnêtes : on sera tous concerné·es à un moment ou un autre. Fatigue visuelle, bras dans le plâtre, baisse de concentration... L’accessibilité ne concerne pas que les personnes en situation de handicap : elle bénéficie à tout le monde.
3. L’accessibilité : par où commencer quand on veut s’y mettre ?
3.1. Faire un premier état des lieux de l’accessibilité de ton site
Commence par utiliser des outils gratuits comme Muchas Glacias , Google Lighthouse ou Wave. Ils te permettront d’identifier les failles les plus urgentes à corriger.
3.2. Faire un audit complet pour améliorer l’accessibilité (et bien plus)
Je propose des audits éthiques et éco-responsables prenant en compte plus de 200 critères, dont l’accessibilité, le SEO, la sobriété numérique, le RGPD, et plus encore.
Tu n’as pas besoin d’attendre d’être un·e expert·e pour t’y mettre. Tu peux commencer aujourd’hui. Corriger un contraste ici. Repenser une navigation là. Supprimer une animation superflue. Chaque action compte. Chaque amélioration change la donne. Alors, si tu devais faire UN premier pas vers plus d’accessibilité sur ton site aujourd’hui… ce serait quoi ?
Réfléchis-y. Et surtout, ne reste pas seul·e : je suis là pour t’accompagner.
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